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Penser comme une base de données : exercer sa logique produit avec Bubble no-code en français

Pour tirer pleinement parti de Bubble, il faut cesser de le voir comme un simple “constructeur de pages” et commencer à penser comme une base de données. C’est précisément cette bascule mentale qui fait la différence entre une application no-code bricolée et un produit robuste, évolutif, automatisable avec des outils comme Zapier. En d’autres termes : si vous structurez bien vos données, votre logique produit devient plus simple, vos automatisations plus fiables, et votre croissance plus fluide.

Penser comme une base de données : un état d’esprit produit

Pourquoi Bubble n’est pas (seulement) un constructeur de pages

Bubble permet de créer des interfaces visuelles, certes, mais son vrai pouvoir réside dans la gestion de la donnée : types, champs, relations, workflows. Quand on le découvre, on a souvent tendance à :

Résultat : au bout de quelques semaines de développement, l’app devient difficile à maintenir, chaque nouvelle fonctionnalité casse quelque chose, et les automatisations Zapier déclenchent des effets de bord inattendus.

Penser comme une base de données, c’est renverser cette logique : on commence par le modèle de données, puis on vient brancher l’interface, les workflows Bubble, et enfin les automatisations Zapier.

La logique “produit” commence par les entités

Dans une vraie base de données, on ne parle pas d’écrans ou de boutons ; on parle d’entités et de relations. En no-code avec Bubble, c’est exactement la même chose :

Quand vous raisonnez ainsi, chaque fonctionnalité produit devient une simple manipulation de données :

Et pour Zapier, c’est une aubaine : chaque changement significatif dans la base (création, mise à jour, suppression) devient un excellent déclencheur (trigger) pour vos Zaps.

Structurer ses données Bubble pour un produit clair et automatisable

Définir les bons types de données dès le départ

Une des erreurs classiques sur Bubble est de vouloir tout faire tenir dans quelques types de données “génériques” (par exemple un seul type “Item” qui fait tout). Cette approche complique :

Pour exercer votre logique produit, posez-vous ces questions avant même d’ouvrir l’éditeur Bubble :

Notez ces entités sur papier et transformez-les ensuite en “Data Types” dans Bubble. Vous verrez que la conception des workflows devient beaucoup plus simple.

Relier les entités avec clarté (et non du “copier-coller” de champs)

La puissance d’une base de données vient de ses relations. Dans Bubble, cela se traduit par :

Deux erreurs reviennent souvent :

En pensant “base de données”, chaque relation devient explicite. Et pour Zapier, c’est bien plus lisible : lorsqu’un Zap se déclenche sur une nouvelle Commande, il peut directement récupérer l’objet Client relié, sans avoir à recouper plusieurs champs texte.

Prévoir les champs nécessaires aux automatisations Zapier

Lorsque vous concevez votre modèle dans Bubble, anticipez ce dont vous aurez besoin dans vos scénarios automatisés Zapier :

Cela vous évite de créer des contorsions dans Zapier pour deviner l’état réel d’un enregistrement Bubble. Votre logique produit reste lisible, dans Bubble comme dans vos Zaps.

Exercer sa logique produit : scénarios concrets avec Bubble et Zapier

Scénario 1 : Onboarding client automatisé

Imaginez une application Bubble qui propose un espace client pour des prestations de service (agence, freelance, coaching…). Votre base de données pourrait inclure :

Votre logique produit pourrait se résumer ainsi :

Si vous pensez dès le départ “base de données”, alors chaque étape de l’onboarding devient un événement structuré. C’est idéal pour Zapier :

La clé ici : le type de donnée “Client” est défini proprement, les relations Client > Dossier > Tâche sont claires, et vos Zaps peuvent exploiter ces liens sans “bricolage”.

Scénario 2 : Suivi des paiements et facturation

Vous proposez un produit ou service payant via votre app Bubble. Votre modèle de données pourrait inclure :

Quand un utilisateur souscrit, Bubble crée :

À partir de là, votre logique produit devient le moteur des automatisations Zapier :

Toutes ces règles ne sont possibles que si votre base de données Bubble est pensée pour refléter fidèlement les étapes métier (états de factures, échéances, liens entre clients, abonnements et paiements).

Scénario 3 : Pilotage marketing à partir des données Bubble

Votre app Bubble génère beaucoup de signaux utiles pour le marketing :

En pensant “base de données”, vous pouvez créer des types et champs dédiés au suivi comportemental, par exemple :

Ensuite, vos automatisations Zapier s’appuient sur ces données structurées :

C’est ici que la logique produit rejoint le marketing : vos décisions ne sont plus basées sur des intuitions, mais sur des données structurées et exploitables, stockées dans Bubble et orchestrées par Zapier.

Bonnes pratiques pour articuler Bubble, base de données et Zapier

Centraliser la “vérité” métier côté Bubble

Une erreur fréquente est de laisser Zapier “inventer” des règles métier (par exemple, décider dans un Zap si une commande est “en retard” ou pas). Pour garder une logique produit cohérente :

Autrement dit, Bubble reste la source de vérité sur l’état de vos entités (commande, abonnement, client), et Zapier devient le bras opérationnel qui réagit à ces états.

Limiter la logique conditionnelle trop complexe dans les Zaps

Plus vous multipliez les filtres, chemins conditionnels et calculs complexes dans Zapier, plus il devient difficile à maintenir. Une approche plus solide consiste à :

Vous conservez ainsi la logique produit dans un seul endroit : votre base de données et vos workflows Bubble, qui servent de référence pour toutes les actions automatisées.

Documenter les entités et les états comme un produit “code”

Un projet no-code sérieux mérite une vraie documentation :

Cette documentation rend beaucoup plus facile :

Vous pouvez aller plus loin en gardant un document dédié à vos automatisations Zapier où vous indiquez, pour chaque Zap :

Mettre en pratique : entraînements pour “penser base de données” avec Bubble

Exercice 1 : Transformer une idée de fonctionnalité en modèle de données

Choisissez une fonctionnalité que vous souhaitez ajouter à votre app Bubble (ou imaginez-en une) :

Avant d’ouvrir Bubble, faites l’exercice suivant :

Ce simple exercice vous entraîne à structurer vos idées produit comme une base de données, ce qui rendra leur implémentation dans Bubble plus fluide et leurs automatisations Zapier plus propres.

Exercice 2 : Cartographier un flux utilisateur sous forme d’états

Prenez un flux clé de votre application (par exemple, “création d’un projet par un utilisateur” ou “validation d’une commande”) et décrivez-le uniquement par les états de vos entités :

Ensuite, demandez-vous à chaque changement d’état :

Avec cet exercice, vous apprenez à considérer chaque flux utilisateur comme une simple succession de transitions d’état sur vos données, ce qui est exactement la manière de penser d’une base de données bien conçue.

Exercice 3 : Nettoyer et clarifier un modèle de données existant

Si vous avez déjà une application Bubble en production, prenez quelques heures pour :

Cela aura un impact immédiat sur :

Aller plus loin : articuler Bubble, Zapier et la logique business

En prenant l’habitude de raisonner “base de données” dans toutes vos décisions produit, vous facilitez naturellement l’intégration avec Zapier. Chaque nouveau type de donnée, chaque nouveau statut, chaque nouvelle relation devient une opportunité de :

Pour approfondir cette manière de penser et découvrir des cas d’usage concrets reliant Bubble et Zapier côté business et marketing, vous pouvez consulter notre article spécialisé sur l’intégration entre Bubble et les automatisations Zapier pour structurer vos workflows, qui montre comment un modèle de données bien pensé se traduit en gains de temps et en revenus supplémentaires.

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