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Automatisations impossibles : ce que Zapier fait que IFTTT ne fera jamais (et inversement)

Zapier et IFTTT sont souvent mis dans le même panier : deux plateformes d’automatisation, deux logos colorés, deux promesses similaires. Pourtant, lorsqu’on regarde de près ce qu’il est réellement possible d’automatiser pour un business ou un service marketing, on découvre vite que certaines automatisations sont tout simplement impossibles sur l’une… alors qu’elles sont triviales sur l’autre.

Ce n’est pas seulement une histoire de préférences : c’est une question de modèle, de profondeur d’intégration, de logique métier et de public cible. Comprendre ces “zones impossibles” est crucial pour choisir la bonne plateforme et éviter de bâtir une stratégie d’automatisation sur de fausses hypothèses.

Pourquoi certaines automatisations sont littéralement impossibles sur IFTTT… mais simples sur Zapier

1. Les workflows multi-étapes complexes : le vrai fossé entre les deux plateformes

L’une des limites les plus flagrantes d’IFTTT, pour un usage business, réside dans la gestion des scénarios multi-étapes. IFTTT est historiquement construit autour du schéma “SI ceci ALORS cela” : un déclencheur, une action, point final. Zapier, lui, est pensé comme une chaîne d’actions logiques, potentiellement très longue.

Concrètement, cela signifie que plusieurs types d’automatisations sont impossibles à mettre en place sur IFTTT :

Exemple typique côté Zapier, impossible à reproduire fidèlement sur IFTTT :

Un tel enchaînement, avec des données qui circulent et se transforment à chaque étape, s’inscrit parfaitement dans la logique de Zapier. Sur IFTTT, on ne peut approximativement reproduire que des fragments isolés de ce scénario. Le “workflow global” reste hors d’atteinte.

2. Les automatisations basées sur la logique conditionnelle avancée

Autre catégorie d’automatisations impossibles (ou extrêmement limitées) du côté d’IFTTT : toutes celles qui reposent sur des conditions complexes, des branches, des filtres, des règles métiers.

Zapier propose des blocs spécifiques pour cela :

Ce type de logique permet, par exemple :

IFTTT, lui, n’offre pas ces structures de décision avancées. On peut parfois ruser en créant plusieurs applets complémentaires, mais on reste sur une logique binaire extrêmement limitée. Dès que votre automatisation ressemble à un mini-processus métier plutôt qu’à une simple réaction, IFTTT atteint sa zone d’impossibilité.

3. Les automatisations business exigeant des champs personnalisés et une structure de données riche

Les équipes marketing et sales travaillent rarement sur des données “plates” : il y a des champs personnalisés, des propriétés, des statuts, des tags, des étapes de pipeline, des scores. Zapier est conçu pour manipuler cette richesse de données, IFTTT beaucoup moins.

Sur Zapier, la plupart des intégrations business (CRM, outils marketing, outils de support) permettent :

Ce pattern “rechercher puis mettre à jour” est central pour maintenir la cohérence d’un système d’information. Par exemple :

Sur IFTTT, ce niveau de granularité est le plus souvent absent. Les intégrations sont plus simples, parfois limitées à la création de nouveaux éléments ou à l’envoi d’informations basiques, sans gestion fluide des champs avancés ou de l’historique complet. Résultat : impossible de bâtir certains process marketing ou sales qui reposent sur une vision unifiée du client.

4. Les automatisations entre outils très “B2B” : là où IFTTT n’a tout simplement pas d’entrée

Une autre catégorie d’automatisations impossibles sur IFTTT ne vient pas des fonctionnalités, mais du catalogue d’applications. IFTTT a historiquement mis l’accent sur :

Zapier, de son côté, a construit son écosystème autour des besoins des entreprises :

Si votre automatisation marketing repose sur une intégration entre, par exemple, Stripe, HubSpot et Slack, il est probable qu’IFTTT n’offre pas l’ensemble de ces briques, ou uniquement sous une forme très limitée.

À l’inverse, Zapier permet des scénarios comme :

Sur IFTTT, ces scénarios se heurtent souvent à une absence pure et simple du connecteur nécessaire, ou à un niveau d’intégration trop basique pour un usage professionnel.

5. Les automatisations avec manipulation de données (formatage, parsing, calculs)

Dernière grande famille d’automatisations qu’IFTTT ne sait pas gérer de manière avancée : celles qui demandent de transformer la donnée avant de l’envoyer vers l’étape suivante. Zapier met à disposition tout un arsenal de “mini-outils” intégrés :

Ces capacités sont indispensables pour :

IFTTT reste sur une logique de “copier-coller d’info” d’un outil à l’autre, sans étape de transformation complexe. Tout ce qui demande un vrai travail de préparation de la donnée est donc hors de portée.

Les automatisations qu’IFTTT rend possibles… que Zapier ne reproduira jamais vraiment

La comparaison n’est pas à sens unique. IFTTT excelle dans des domaines qui restent marginaux, peu ergonomiques, voire impossibles à reproduire avec Zapier, notamment dans l’univers des objets connectés et des usages “temps réel” liés à la vie quotidienne.

1. Les automatisations ultra-simples centrées sur la domotique et l’IoT

IFTTT fut l’un des premiers à connecter services web et objets physiques, avec un focus clair sur la domotique :

Zapier, de par son orientation business, reste très limité sur cette dimension. Même quand certains objets connectés proposent des APIs ou des intégrations, elles sont rarement aussi fluides, aussi nombreuses ou aussi orientées “grand public” que sur IFTTT.

En pratique, cela signifie que certains cas d’usages “phygitaux” (physique + digital) sont essentiellement impossibles à répliquer sur Zapier de manière simple. Par exemple :

Certes, il existe des contournements via des ponts domotiques avancés (Home Assistant, Node-RED, etc.), mais on quitte la logique d’un setup no-code, plug-and-play, accessible au plus grand nombre. IFTTT garde ici une avance structurelle.

2. Les déclencheurs “géolocalisation” et contexte personnel

Un autre type d’automatisation plutôt impossible à reproduire de manière native sur Zapier : celles qui se déclenchent en fonction de votre géolocalisation personnelle, de votre présence à un endroit ou de l’utilisation de vos appareils mobiles.

Exemples très courants sur IFTTT :

Zapier ne dispose pas de déclencheurs intégrés basés sur la localisation de l’utilisateur. Pour intégrer ce type de scénarios dans un environnement business, il faudrait passer par des applications intermédiaires (trackers temps, apps mobiles spécialisées, etc.), ce qui alourdit considérablement la configuration.

IFTTT, via ses intégrations profondes avec Android, iOS et certains fabricants, reste beaucoup plus adapté à ces automatismes “contextuels”, ancrés dans le quotidien de l’utilisateur.

3. Les automatisations ultra-rapides entre services grand public

IFTTT est souvent plus réactif, voire quasi instantané, pour certaines actions simples entre services grand public. Par exemple :

Zapier peut techniquement réaliser certaines de ces actions, mais :

Résultat : pour l’utilisateur final qui souhaite un automatisme ultra-simple en mode “je connecte et j’oublie”, IFTTT conserve une expérience plus directe, plus épurée. Zapier ne sera jamais aussi léger sur ces cas d’usage car sa vocation est différente : il vise les processus métiers, pas la simple synchronisation personnelle.

Comment choisir la bonne plateforme selon vos objectifs business et marketing

1. Quand Zapier est incontournable (et IFTTT insuffisant par nature)

Pour un usage orienté business, marketing et croissance, certaines caractéristiques rendent Zapier quasiment indispensable :

Dans ces conditions, les limites structurelles d’IFTTT (un seul niveau d’action, peu de logique conditionnelle, catalogue B2B réduit) en font une plateforme d’appoint au mieux, mais rarement une base pour votre architecture d’automatisation.

Zapier, en revanche, vous permet de :

2. Quand IFTTT garde un rôle complémentaire pour un marketer ou un entrepreneur

IFTTT n’est pas à jeter pour autant, même dans un contexte business. Il peut jouer un rôle complémentaire, à la frontière entre vie pro et perso, ou sur des aspects plus créatifs :

En pratique, IFTTT excelle dans tout ce qui relève du “petit automatisme malin” à faible enjeu business et forte dimension personnelle ou contextuelle. Pour le cœur de vos process marketing et sales, en revanche, il montre vite ses limites.

3. Comprendre les frontières de chaque outil avant de bâtir votre architecture d’automatisation

La plus grande erreur serait de penser que l’un remplace totalement l’autre, ou de tenter de forcer IFTTT à gérer des workflows pour lesquels il n’a pas été conçu. De la même manière, vouloir utiliser Zapier pour des automatisations très grand public, centrées sur la domotique ou la vie privée, peut s’avérer inutilement complexe.

Avant de choisir, il est utile d’analyser en détail les capacités, forces et faiblesses de chaque plateforme. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre analyse approfondie des différences entre Zapier et IFTTT, qui détaille ces éléments sous l’angle stratégique : coûts, scalabilité, sécurité, maintenance, gouvernance des automatisations, etc.

En ayant une vision claire de ce que chaque outil peut faire – et surtout de ce qu’il ne pourra jamais faire structurellement – vous pouvez alors :

C’est à cette condition que vos automatisations resteront un accélérateur de business, et non une source de frustration liée à des “automatisations impossibles” qui n’auraient pourtant jamais dû l’être… si l’outil avait été choisi en connaissance de cause.

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