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Conseils pratiques pour make com

Automatiser ses tâches marketing et business est devenu un levier indispensable de croissance. Si Zapier est l’un des pionniers de l’automatisation no-code, de plus en plus d’équipes complètent aujourd’hui leur stack avec Make (anciennement Integromat), souvent appelé make com, pour gérer des workflows plus visuels et complexes. Pour tirer pleinement parti de Make, quelques bonnes pratiques s’imposent afin d’éviter les scénarios bancals, les erreurs silencieuses et les coûts qui explosent.

Voici des conseils pratiques, orientés business et marketing, pour exploiter make com de manière efficace, stable et rentable, en particulier si vous l’utilisez en complément de Zapier.

Structurer ses scénarios make com comme de vrais processus métier

Partir du besoin business, pas de l’outil

L’erreur la plus fréquente est de commencer directement dans l’interface de make com sans avoir clarifié le flux métier. Avant de créer le moindre scénario, il est essentiel de répondre à quelques questions de base :

Un bon réflexe consiste à dessiner le workflow sur un tableau blanc ou un outil de mindmapping avant de le traduire en modules Make. Cette approche est particulièrement utile si vous utilisez déjà Zapier : vous pouvez ainsi décider quelle partie sera gérée par Zapier (tâches simples, événements critiques) et laquelle sera déléguée à Make (traitements lourds ou très conditionnels).

Nommer clairement scénarios, modules et variables

Make permet de créer des scénarios très visuels… qui deviennent vite illisibles si tout s’appelle « Scenario 1 », « Module 3 » ou « Variable 5 ». Pour garder la maîtrise, adoptez une convention de nommage stricte :

Exemples concrets :

Cette rigueur devient clé dès que plusieurs personnes interviennent sur le même compte ou que vous dupliquez des scénarios Make pour créer des variantes par pays, par ligne de produits, etc.

Segmenter plutôt que créer un “monstre” unique

Make permet de créer de longs scénarios avec de multiples routes (branches) et conditions. C’est puissant, mais très dangereux pour la maintenance. Pour rester agile, il est souvent préférable de découper un grand workflow en plusieurs scénarios plus simples, reliés par des webhooks ou des événements intermédiaires :

Cette granularité permet de réutiliser certains scénarios dans d’autres contextes (par exemple, réutiliser le même bloc « notifications » pour plusieurs types d’événements) et de limiter l’impact en cas d’erreur sur un maillon spécifique.

Optimiser l’utilisation de Make pour le marketing et le growth

Automatiser la génération et la qualification de leads

En marketing, Make est particulièrement performant pour orchestrer des flux de lead generation multi-sources. Quelques cas d’usage très concrets :

Pour ce type de scénarios, la gestion des cas d’exception est essentielle : adresses invalides, entreprise non trouvée, doublons CRM… Il est pertinent d’ajouter une route spécifique « Anomalies » qui consigne ces cas dans un Google Sheet ou un outil de support pour traitement manuel.

Synchroniser vos outils marketing sans créer de doublons

Les marketeurs utilisent souvent Zapier pour des intégrations rapides (ex. : un nouveau contact dans un formulaire → ajout dans une liste Mailchimp). Make, lui, peut venir en renfort pour des synchronisations plus avancées entre plusieurs outils marketing :

Pour éviter les boucles infinies (un outil met à jour l’autre, qui renvoie ensuite une mise à jour en retour), il est fondamental de définir :

Automatiser le contenut marketing et les tâches récurrentes

Make est aussi utile pour automatiser votre production et diffusion de contenu, notamment lorsqu’il est combiné à des outils de rédaction, de planification ou d’analytics :

Comparer ce type d’automatisations entre Zapier et Make peut être très utile. Zapier est souvent plus simple pour les workflows « lineaires » (un déclencheur → quelques actions), alors que Make se distingue pour les scénarios complexes et multi-branches. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre dossier complet dédié à make com et à ses différences avec Zapier afin de choisir la bonne plateforme pour chaque automatisation.

Assurer la fiabilité technique et la robustesse des scénarios make com

Maîtriser les exécutions et les quotas

Comme Zapier, Make facture généralement à l’exécution ou au nombre d’opérations. Un scénario mal conçu peut générer un volume d’actions bien plus élevé que prévu. Pour garder le contrôle :

Une bonne pratique consiste à dupliquer un scénario critique en version « bac à sable » (sandbox) pour tester des modifications avec un échantillon réduit de données avant de les déployer en production.

Utiliser les filtres et les routes de façon stratégique

Les routes (branches) et filtres de Make sont au cœur de la logique conditionnelle. Plutôt que d’empiler des conditions complexes dans un seul filtre, il est souvent plus lisible de :

Cela permet non seulement de débugger plus rapidement, mais aussi de faire évoluer vos automatisations marketing au fil du temps sans tout casser.

Gérer les erreurs et les timeouts intelligemment

Les intégrations API peuvent échouer pour de multiples raisons (rate limit, indisponibilité temporaire, champs obligatoires manquants…). Plutôt que de laisser Make échouer en silence ou se répéter indéfiniment :

Sur des processus de facturation, d’inscription payante ou de mise à jour de données clients, prévoyez toujours un mécanisme pour repasser manuellement sur les enregistrements en échec, afin d’éviter les pertes de revenus ou les litiges clients.

Organiser la collaboration entre marketing, ops et technique autour de Make

Définir des rôles et responsabilités clairs

Dans beaucoup d’organisations, Make est à cheval entre plusieurs équipes : marketing, growth, opérations, parfois même IT. Sans gouvernance claire, les scénarios se chevauchent, se contredisent ou s’écrasent mutuellement. Pour éviter cela :

Cette gouvernance est encore plus importante si vous utilisez à la fois Zapier et Make : vous pouvez, par exemple, décider que Zapier gère tous les flux “externes” (API tierces, leads entrants) tandis que Make orchestre les traitements internes complexes.

Documenter les scénarios et les bonnes pratiques

Un scénario non documenté est un scénario fragile. En cas de départ d’un collaborateur ou de reprise d’un compte par un prestataire, la perte de temps peut être considérable. Une documentation minimale devrait inclure :

Vous pouvez stocker cette documentation dans Notion, Confluence, Google Docs ou tout autre outil déjà utilisé par vos équipes. L’important est qu’elle soit accessible, à jour et reliée clairement aux scénarios Make (via des liens ou une nomenclature partagée).

Mettre en place un cycle de vie pour les automatisations

Les besoins marketing évoluent rapidement : nouvelles offres, nouveaux canaux, changements d’outils… Les scénarios Make qui fonctionnaient parfaitement il y a un an peuvent aujourd’hui être obsolètes, voire nuisibles. Il est donc utile de définir un cycle de vie pour chaque automatisation :

Ce cycle permet d’éviter l’« accumulation de scripts fantômes » qui consomment des ressources, créent des effets de bord et compliquent la maintenance globale de votre stack d’automatisation.

Exploiter au mieux les complémentarités entre Zapier et make com

Choisir le bon outil pour le bon type d’automatisation

Si votre site et vos équipes sont déjà familiers avec Zapier, vous vous demandez peut-être dans quels cas privilégier Make. Une approche pragmatique consiste à répartir les rôles ainsi :

Cette répartition vous permet d’exploiter le meilleur des deux mondes, tout en contrôlant vos coûts et votre complexité technique.

Créer des ponts propres entre vos scénarios Zapier et Make

Plutôt que de tout migrer de Zapier vers Make ou inversement, il est souvent plus efficace d’organiser des « ponts » propres entre les deux plateformes :

Dans ce modèle, Make devient un moteur de logique avancée au cœur de votre architecture d’automatisation, tandis que Zapier joue le rôle de hub d’intégration rapide avec l’écosystème SaaS.

Standardiser vos données pour éviter le chaos

Le véritable défi, quand on multiplie les outils d’automatisation, n’est pas technique, mais data. Pour éviter que vos scénarios Zapier et Make produisent des incohérences, définissez des standards :

Make est particulièrement adapté pour jouer le rôle de « nettoyeur » ou « normaliseur » de données avant de les envoyer dans le CRM ou l’outil de facturation. Là encore, articulez vos scénarios autour des processus métier, et non de l’outil lui-même.

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